ARP
ARP (Address Resolution Protocol) fait le lien entre la couche réseau (adresses IP) et la couche liaison (adresses MAC) sur un réseau local. Pour qu’une machine envoie une trame Ethernet à une autre, elle a besoin de son adresse MAC — ARP répond à la question “qui a cette IP, et quelle est son adresse MAC ?”.
Fonctionnement
Section intitulée « Fonctionnement »- La machine A diffuse (broadcast Ethernet) une requête ARP : “qui possède l’IP 192.168.1.10 ?”
- Toutes les machines du réseau local reçoivent la trame, mais seule celle qui possède cette IP répond.
- La machine B répond en unicast avec sa propre adresse MAC.
- La machine A stocke l’association IP↔MAC dans son cache ARP (table ARP) pour un temps limité, évitant de refaire une requête à chaque paquet.
ARP ne fonctionne qu’au sein d’un même segment/VLAN — une requête broadcast ne traverse pas un routeur. Pour joindre une machine hors du réseau local, l’expéditeur résout plutôt l’adresse MAC de sa passerelle par défaut, qui se charge ensuite du routage.
IPv6 : NDP remplace ARP
Section intitulée « IPv6 : NDP remplace ARP »En IPv6, ARP n’existe pas : cette fonction est assurée par NDP (Neighbor Discovery Protocol), qui s’appuie sur ICMPv6 plutôt que sur des broadcasts Ethernet bruts — plus efficace et intégré nativement à la sécurité IPv6 (SEND).
Sécurité : l’ARP spoofing
Section intitulée « Sécurité : l’ARP spoofing »ARP n’a aucune authentification : n’importe quelle machine du réseau local peut répondre à une requête ARP en prétendant posséder une IP qui n’est pas la sienne. C’est la base de l’ARP spoofing (ou ARP poisoning) : un attaquant répond avant la machine légitime en associant sa propre adresse MAC à l’IP de la passerelle, par exemple — tout le trafic destiné à la passerelle transite alors par la machine de l’attaquant (attaque de l’homme du milieu).