Aller au contenu

macOS

macOS (Apple) partage une origine commune avec Linux : les deux descendent d’Unix, une philosophie de système d’exploitation qui date des années 1970 — un peu comme deux langues qui viennent du même ancêtre linguistique, avec un vocabulaire très proche mais quelques différences de grammaire (on y revient plus bas). macOS est surtout un système pour poste de travail ; Apple a abandonné l’idée d’une version dédiée aux serveurs.

  • Le Finder est l’équivalent de l’Explorateur de fichiers sous Windows : l’application qui permet de naviguer dans les dossiers avec la souris plutôt qu’au clavier.
  • Le rangement des dossiers ressemble à celui de Linux avec des noms différents : /Applications (les logiciels installés), /Users (l’équivalent de /home — les documents de chaque personne), /Library (les réglages et ressources partagées), /System (le cœur du système, protégé).
  • Les permissions fonctionnent exactement comme sous Linux (propriétaire / groupe / autres, voir la fiche Linux) — les mêmes commandes (chmod, chown) s’y appliquent à l’identique.
  • La Protection de l’intégrité du système (System Integrity Protection, souvent abrégé SIP — à ne pas confondre avec le protocole de téléphonie du même nom, détaillé dans une autre fiche) verrouille certains dossiers sensibles du système, même pour le compte “root” qui a pourtant normalement tous les droits ailleurs. C’est une sécurité supplémentaire propre à macOS : sous Linux, root n’a en général aucune porte fermée.

Installer des logiciels : pas de magasin unique en ligne de commande

Section intitulée « Installer des logiciels : pas de magasin unique en ligne de commande »

Contrairement à Linux, macOS n’a pas d’outil intégré pour installer des logiciels en ligne de commande. La communauté a comblé ce manque avec Homebrew (brew), devenu un standard non officiel :

Fenêtre de terminal
brew install wget
brew upgrade

Pour le grand public, l’installation passe plutôt par le Mac App Store ou par le téléchargement direct d’un fichier .dmg/.pkg — chaque application est alors un dossier autonome qui contient tout ce dont elle a besoin, plutôt que de dépendre de composants partagés installés séparément comme le fait un gestionnaire de paquets Linux.

Le Terminal : presque les mêmes commandes que Linux, avec quelques pièges

Section intitulée « Le Terminal : presque les mêmes commandes que Linux, avec quelques pièges »

macOS et Linux partagent la grande majorité de leurs commandes de base (voir la fiche Linux — commandes de base) : ls, cd, grep, ssh, les permissions avec chmod… Deux différences à connaître avant de se faire piéger :

  • Le programme qui interprète vos commandes (le “shell”) est zsh par défaut sous macOS depuis 2019, alors que la plupart des distributions Linux utilisent encore bash — les deux se ressemblent beaucoup au quotidien, avec juste un fichier de configuration différent (.zshrc contre .bashrc).
  • Certaines commandes ont un vocabulaire légèrement différent selon qu’on est sous macOS ou Linux — un peu comme l’anglais britannique et américain, qui se comprennent très bien mais avec quelques mots ou options qui diffèrent. Par exemple, la commande sed pour modifier un fichier directement exige un petit détail en plus sous macOS, absent sous Linux. Résultat concret : un script écrit et testé sous Linux peut échouer une fois copié tel quel sous macOS.

Sécurité : deux gardes-barrières avant qu’une application s’exécute

Section intitulée « Sécurité : deux gardes-barrières avant qu’une application s’exécute »
  • Gatekeeper vérifie l’identité du développeur d’une application avant de la laisser démarrer — comme un vigile qui contrôle une pièce d’identité à l’entrée.
  • La notarisation va plus loin : Apple scanne elle-même l’application à la recherche de comportements suspects avant de lui donner un tampon de confiance, en plus de la simple vérification d’identité.